HerboPratique

 

 
Jambes lourdes, varices et problèmes circulatoires SVP  Mosquito, ne me pique pas!  
Le chardon-Marie, lait de Notre-dame La Cellulite…quoi faire ?
Le Calendrier Lunaire Janvier, le temps du grand nettoyage
Nervosité, anxiété et insomnie Des vins médicinaux pour les fêtes !
Tonique hivernal

chardon bénit (Cnicus benedictus ) au secours de notre foie

Traitement des varices? Ça marche !

La pharmacie naturelle
  Qu’est-ce que l’aromathérapie?
Le monde végétal et le virus A/H1N1 Qui a découvert l'homéopathie ?
 

Le monde végétal et le Virus A/H1N1

Depuis quelques mois, nous observons un mouvement d’inquiétude au sujet d’une éventuelle pandémie de la grippe porcine (A/H1N1).

Beaucoup d’entre nous refuserons systématiquement le mode d’intervention gouvernemental par la vaccination de masse. Il y aurait beaucoup à dire et à redire. Cette unique approche préventive est limitatrice, et à mon avis, elle peut provoquer des effets secondaires à court ou à long terme. Aussi, je vous invite à faire vos propres recherches, afin de faire un choix éclairé sur la question.

Les plantes médicinales et aromatiques sont de réels alliés dans toutes les situations de maladie ou de déséquilibre immunitaire. Leurs rôles touchent assurément deux aspects des plus utiles, l’un curatif, l’autre préventif. Ce dernier est celui, que nous vous proposons afin de vous offrir des outils efficaces pour vous prémunir contre les affections virales ou bactériennes.

Nous vous proposons un mode d’action préventif, qui aura pour objectif d’augmenter la vitalité et l’efficacité du système immunitaire. Voici le mode d’action préventif proposé :

PLANTES SUGGÉRÉES

En décoction : de 1 à 3 fois/jour

Plantes en synergie, adaptogènes toniques :

En infusion : 2 à 3 infusions/jour (peut être ajouté aux mélanges ci-dessus)

En concentré liquide : 30 à 45 gouttes/jour

Autre concentré liquide : 7 à 30 gouttes/jour en augmentant graduellement (sous cette forme, ne provoque pas une mauvaise haleine), applicable aussi aux animaux de compagnie, à dose ajustée en fonction du poids.

Huiles essentielles :

Dans une bouteille ambrée de 15 ml.

En friction : frotter les avants bras, le cou et la poitrine toutes les fois ou vous êtes dans une situation de risque de contagion ou dès le début des symptômes de 3 à 4 fois/jour. En vaporisateur dans les lieux publics.

Capsule de bactérie lactique, 2 capsules 1 fois/jour

Augmente la flore bactérienne et protège l’organisme contre les infections, diminue les ballonnements, aide à régulariser le transit intestinal.

En période de surmenage, on devient plus fragile à la maladie et aux infections, de même que lorsque les émotions et les énergies sont négatives. C’est pourquoi, il est important dans ces situations, d’utiliser ces outils de prévention.

Attention : si vous êtes sous médication, enceinte, si vous allaitez, ou vous avez des maladies chroniques, vous devez consulter un thérapeute avant d’appliquer ce traitement.

 

 

Jambes lourdes, varices et problèmes circulatoires                

 Les grosses chaleurs arrivent et vous sentez vos jambes et vos pieds qui enflent. Ce phénomène est accentué l’été par l’épaississement du tissu sanguin surtout chez les personnes souffrant de varices.

Qu’est ce qu’une varice ? Relâchement des veines causé par une insuffisance du fonctionnement des valvules veineuses. Les varices sont consécutives à l’intoxication du sang et conséquemment aux tissus mal nourris. Outre leurs préjudices esthétiques, les varices peuvent se compliquer de périphlébites (inflammation autour de la veine).

Causes Les varices ne sont pas la conséquence d’une maladie, elles sont un phénomène isolé dû à des changements hormonaux, à l’hérédité, à une surcharge pondérale, une mode de vie sédentaire, la station debout prolongée ou la chaleur.

Symptômes Dû à l’accumulation du sang dans les jambes, les symptômes se traduisent par des crampes, des lourdeurs, fourmillements. Il se forme ensuite un cordon bleu, mou et sinueux qui apparaît davantage lorsque la personne est debout.

Traitement phytothérapeutique Les varices sont des symptômes révélateurs de troubles plus graves. Elles peuvent être le signe avant coureur de troubles cardiaques provoquant une insuffisance de la fonction de pompage du cœur et donc de l’insuffisance circulatoire veineuse. Il faudra traiter en tenant compte de ce contexte pour obtenir un rétablissement complet et durable. Il faudra, à partir de ses symptômes, prévenir les maladies cardiovasculaires.

Ce traitement consiste à détoxiquer l’organisme des déchets polluant le sang et entravant la circulation. L’herboriste doit tonifier les tissus qui composent les vaisseaux sanguins et les capillaires avec des plantes astringentes et restructurantes. En période de crise, son intervention consiste à calmer l’inflammation et la douleur avec des plantes aux propriétés anti-inflammatoires et sédatives. Conjointement, il faudra favoriser la circulation et débarrasser le sang des impuretés qui entravent la bonne circulation du sang. S’assurer que la personne n’est pas constipée.

Mélanges de plantes :

·         Plantes anti-thrombosiques et astringentes (en interne : infusion, 3 f/jr jusqu’à amélioration, ensuite continuer pendant quelques jours)

                               Achillée millefeuille (Achillea millefolium)   Astringente, régulatrice veineuse

Vigne rouge (Vitis vinifera)                                             Anti-agrégante, tonique veineux

·         Plantes toniques circulatoires (en externe : bain de siège tiède ou froid, au besoin)

                               Vigne rouge (Vitis vinifera)                                             Tonique circulatoire

 

·         Plantes minéralisantes (en interne : infusion, 2 à 4 f/jr, concentré liquide, 5 à 30 gts, 2 à 4 f/jr ou capsule, 2 à 6 caps./jr pendant 1 mois, voir plus)

                               Ortie (Urtica dioica)                                                          Minéralisante (fer)

 

Une recette conseil d’Huiles Essentielles pour massage des jambes:

Dans une bouteille de 50 ml, avec 40 ml d’huile végétale:

Cyprès toujours vert 04 ml + Hélichryse 0.5 ml + Verge d’or 02 ml + Lavande 01 ml + Menthe poivrée (rafraîchissante) ou Hamamélis 03 ml.

Massage 2 f/jr pendant la période estival. Consulter votre thérapeute en cas de prise de médicaments.

 

                                SVP  Mosquito, ne me pique pas!                                                 

Au Québec, très peu de maladies sont transmises par des moustiques et seulement quelques-unes de nos espèces peuvent le faire. C'est l'injection de salive préalable au repas sanguin, qui fait de certains moustiques des vecteurs biologiques de maladies. Certains microbes peuvent se transmettre d'une génération d'insectes à l'autre par l'intermédiaire des œufs.

Dans les pays tropicaux, diverses maladies sont inoculées par des moustiques : malaria, filariose, encéphalite, fièvre jaune et dengue. Le virus du Nil occidental, apparu en Amérique du Nord en 1999, est désormais arrivé chez nous. Au Québec et au Canada, les maladies causées par ces insectes sont des encéphalites. Les plus importants pathogènes transmis par les moustiques québécois sont les arbovirus (arbo provenant des mots anglais arthropod et borne, et signifiant « transmis par un arthropode »). Il s'agit principalement de virus pathogènes affectant des mammifères et des oiseaux sauvages. Mais certains causent différentes formes d'encéphalites chez l'homme. Dans plusieurs cas, les effets ne sont pas graves et les personnes peuvent même ignorer qu'elles sont infectées.

Voici les trucs et astuces que j’ai élaborés pour combattre les piqueurs :

1.   Une cure d’ail (extraits liquides biologiques) avant la période d’infestation sur mes animaux et sur moi. Excellent au goût et pour la santé : 5 à 15 gts 2 fois par jour.

2.   Levure de bière servie dans mes salades : 1 C à thé par jour, durant 1 à 3 semaines avant la période. Pour les chiens et les chats qui en apprécient le goût, utiliser ¼ à ½ C à thé. Cette pratique enlève l’envie aux insectes de vous piquer.

3.   Shampoing: (les shampoings parfumés attirent les moustiques)

Ajouter à 250ml de shampoing neutre, un mélange de 2ml d’Huiles Essentielles de géranium, 2 ml. d’H.E d’Eucalyptus, 2 ml. d’H.E de citronnelle.

Foulard : à l’aide de ce mélange D’H.E  préparer un produit à vaporiser : Bouteille de 50 ml, 40 ml d’eau et

6 ml d’HE du mélange dans 2 ml d’alcool de grain pour dispersant = 48 ml

Si malgré tout, cette stratégie n’a pas réussi à les détourner, appliquez sur les piqûres, des feuilles de plantain fraîchement broyées, que vous trouverez aisément sous vos pieds. Ou simplement, vous pouvez appliquer une H.E. de lavande pure.

 

                       Le chardon-Marie, lait de Notre-dame                          

Nom latin : Carduus marianus, syn. Silybum marianum (Astéracées).

Le chardon-Marie est utilisé depuis longtemps en Europe pour soigner la dépression et les troubles hépathiques. De récentes recherches ont confirmé les connaissances traditionnelles des herboristes et l’action remarquable de cette plante contre les intoxications du foie par l’alcool et autres substances toxiques. Aujourd’hui, le chardon-Marie est employé pour traiter de nombreuses pathologies hépatiques.

Habitat et culture: Le chardon-Marie est une espèce méditerranéenne naturalisée en Australie et en Californie. Il se multiplie facilement et préfère les sols en friche, bien ensoleillés. On le cultive aussi comme plante ornementale. Les inflorescences se récoltent au début de l’été et les graines à la fin.

Principaux  effets:             Protège le foie.    

                                               Stimule la sécrétion biliaire.

                                               Stimule la lactation.

                                               Anti-dépresseur. 

 

 

La Cellulite…quoi faire ?

Qu’est-ce que c’est ? La  cellulite est le résultat d’un ralentissement de la circulation sanguine, du drainage lymphatique des matières grasses, et d’une ventilation des tissus conjonctifs. Les hormones aident à réguler les changements qui se produisent au sein de ces processus. Quand il y a un changement dans ces processus, la cellulite peut apparaître.

Quoi faire ? Les huiles essentielles possèdent plusieurs vertus. Comme elles ont la faculté de pénétrer rapidement dans l’organisme, elles s’avèrent des atouts précieux dans la quête d’une plus belle silhouette. Bien qu’efficaces utilisées une à une, une synergie renforcera sans doute leur actions. Aussi, plusieurs huiles essentielles peuvent faciliter l’élimination de la cellulite. Dans le cadre d’un traitement, il est important de connaître les meilleurs produits susceptibles de donner les résultats recherchés.

Les huiles essentielles peuvent être utilisées en massage drainant. Il suffit de les appliquer deux fois par jour, puis de rincer la partie traitée à l’eau tiède. Il est préférable de se mettre hors de portée du rayonnement solaire fort pendant les quatre heures qui suivent l’application.

Seules les huiles essentielles de qualité et de pureté élevée sont recommandées. Celles composées par des matières synthétiques comportent des risques puisqu’elles peuvent entraîner des allergies et affaiblir le système immunitaire. L’étiquette doit préciser la dénomination botanique pour éviter les faux produits. Il est aussi important de connaître la partie distillée de la plante car toutes les parties n’ont pas les mêmes caractéristiques. Le pays de provenance joue aussi un rôle sur la qualité de l’huile, selon le climat et les habitudes de traitement des plantes. Seuls les produits conservés dans des bouteilles foncées sont acceptés à titre de sécurité sanitaire.

Recette à base d’huiles essentielles

Voici donc une recette efficace qui permet de lutter contre le problème de la cellulite:

Pour traiter la cellulite, l’huile essentielle de bouleau est adaptée, et ce, pour tout type de peau. Ajouter dans l’huile végétale (comme l’olive, le jojoba ou l’amande douce) 1,5 ml de chacune des huiles de bouleau, de pin, de macadamia, de genièvre, de romarin. L’huile de cannelle est également efficace.

La recette n’est pas adaptée en cas d’allergie. Dans tous les cas, il est recommandé de consulter un aromathérapeute qui sera habilité à vous orienter dans votre démarche.

 

 

Le Calendrier Lunaire

Faire pousser ses plantes médicinales est une expérience des plus gratifiantes, qui ressource. Cultiver et travailler le sol, c’est l’occasion unique d’établir un contact intime avec la nature ; il est impressionnant de voir comme elle peut-être généreuse. On observe les minuscules semences se développer jusqu’à se transformer en tournesol géant ou en champ de calendules aux couleurs d’un coucher de soleil. Et quel plaisir de s’enivrer des doux parfums des lavandes, des roses et des camomilles. Ces plantes achèvent leur parcours pour le bien de notre corps. En infusion, elles se sirotent le soir. Transformées en onguents, elles guérissent nos petits et gros bobos. Métamorphosées en produits d’hygiène, elles dorlotent notre peau et celle de bébé.

Si vous souhaitez vivre cette expérience, voici quelques petits conseils pour débuter vos semences et obtenir une récolte saine et riche en principes actifs.

Selon Réjean Genest, Professeur Jardinier, et son Calendrier Lunaire, la lune influence les cultures et sa position détermine l’efficacité de la récolte. À l’aide de la biodynamie, du Feng Shui et de l’astrologie, découvrez comment augmenter le rendement et l’énergie de tous vos végétaux.

5 février  Lune à son point culminant dans le ciel.

7 février  Apogée lunaire, évitez de jardiner.

8 février  Nœud lunaire, jour de repos.

9 au 13 février  Faites vos semis intérieurs d’estragon, de marjolaine, de basilic, de persil, de menthe, de sauge, de lavande, de thym et de romarin.

14   St Valentin.

15 au 17 février  Période propice au repiquage de vos semis intérieurs.

18 février  Lune à son point le plus bas dans le ciel.

19 février  Apogée lunaire, évitez de jardiner.

20 et 21 février  Récoltez les plantes tisanes jusqu’à la nouvelle lune.

22 février  Nœud lunaire, jour de repos.

23 au 28   Taillez et bouturez.

 

    Janvier, le temps du grand nettoyage

 

Montréal le 14 janvier 2009,                                                      

Bonjour à tous,

La période des Fêtes est déjà derrière nous. En cette période de gourmandise et de surcharge, le grand nettoyage s’impose et une belle plante bien de chez nous peut nous aider à désintoxiquer notre foie si éprouvé. Amie de l'homme et des animaux, c'est peut-être la plus connue des plantes champêtres. Elle est cultivée depuis plus d'un demi-siècle, mais on la cueillait depuis déjà fort longtemps à l'état sauvage, pour ses différentes vertus. Il s’agit du pissenlit (Taraxacum officinalis).

Il est facilement identifiable grâce à sa feuille, très caractéristique, qui permet de le reconnaître même en dehors de sa période de floraison et à l'éclat de ses fleurs jaune vif.

Le pissenlit est une plante entière dont les vastes propriétés lui permettent à elle seule d’être à la fois équilibrante, régénératrice et nettoyante du système digestif. Cholagogue et cholérétique, notre foie nous sera des plus reconnaissant dès son entrée en scène. Et que dire de ses qualités diurétiques? Aussi efficace que certains diurétiques pharmaceutiques, il nous épargne les effets secondaires et ce, sans provoquer de perte de potassium puisqu’il en contient de bonnes quantités. En plus de stimuler la diurèse, le pissenlit nous offre en boni de tonifier notre pancréas et d’aider à faire baisser le taux de cholestérol.  

D’autres qualités, peut-être moins connues viennent s’ajouter. Le pissenlit contient plus de vitamine A par 100g que la carotte : 14,000 U.I. vitamine A par 100 g. contre 11,000 U.I. par 100g. Il contient aussi de la lécithine, essentielle pour la santé du système nerveux et qui prévient plusieurs pathologies de nature dermatologiques.  

Mal aux os ? Encore une fois, le pissenlit peut vous soulager en éliminant les toxines qui acidifient le sang tel que l’urée et il calme les inflammations. L’inuline, principalement concentrée dans la racine, a des propriétés permettant de contrer les troubles articulatoires et osseux comme l’ostéoporose.

 

Comme on le constate, cette belle amère libère de tous les malaises causés par les excès du temps des Fêtes tout en soulageant et en revitalisant.

Les feuilles du pissenlit sont déjà très utilisées en salades, mais voici quelques petites idées supplémentaires pour varier vos menus:

·         Une fois cuites, ses jeunes feuilles peuvent remplacer les épinards, ou compléter certaines soupes.

·         Les boutons de fleurs peuvent être utilisés en remplacement des pointes d’asperges.

·         Les racines torréfiées et mélangées à la racine de chicorée peuvent être un bon substitut de café.

 

Pour terminer, je veux partager avec vous une petite découverte historique sur le pissenlit. Eh bien j’ai appris qu’autrefois, les fleurs servaient à colorer le beurre. 

Article écrit par France Durocher, stagiaire herboriste.

Rappel : avant de prendre des plantes, consultez un thérapeute si vous êtes sous médication, si vous êtes enceinte et allaitez ou si vous avez des maladies chroniques.

 

 

La pharmacie naturelle

 

L'hiver et le H1N1 s'en viennent et au lieu de s'y préparer en garnissant notre pharmacie de médicaments, il serait plus sensé de renforcer notre système immunitaire ou notre armée, pour combattre l'ennemi. Les nouvelles maladies infectieuses en croissance exponentielle démontrent hors de tout doute un affaiblissement de notre système immunitaire.

Voici nos principaux ennemis que vous pourrez combattre avec une armée de soldats et ainsi pouvoir profiter activement de votre hiver sans y passer la majeure partie au lit:

 

SOLDATS

Qui renforcent le système immunitaire

ENNEMIS

Qui affaiblissent le système immunitaire

LES GRAS ESSENTIELS omega-3, consommez à tous les jours : 1 c. à table graines de lin moulues ou 2 c. à table de graines de chanvre ou chia ou
4 c. à table de noix de Grenoble.

LES NUTRIMENTS IMMUNISANTS:

ZINC: les grains entiers, les légumineuses, les noix et les graines de sésame ou de citrouille.

VITAMINE C: choux (bokchoy, brocoli, chou vert...), poivron, pois mange-tout, tomate, asperges, persil, fruits citrins, kiwi, cantaloup, fraises,...

BÊTA-CAROTÈNE (précurseur de la vitamine A): fruits et légumes orangés (carottes, patates douces, courges d’hiver, cantaloup...),  épinards, chou kale (frisé)...

VITAMINES B, E,  SÉLÉNIUM:
présents dans le germe de blé, les grains entiers (riz brun, avoine, millet, sarrasin,  quinoa…) et les noix (Brésil, amandes…)

L'AIL: un excellent bactéricide, il nous protège contre plusieurs types de bactéries et de virus.

LES GERMINATIONS: germe d'alfalfa, pousses d'oignon, de radis, de tournesol, de brocoli… sont tous des petites bombes d'éléments nutritifs qui donneront un bon coup de pouce.

UN ENVIRONNEMENT SAIN:
 Le soleil, l'air pur, l'eau pure et un environnement propre.

LE RIRE est un stimulant du système immunitaire.

LES PLANTES:
plusieurs plantes ont le potentiel d’aider le système immunitaire. Votre herboriste vous dira lesquelles sont utiles en prévention (lors de périodes plus à risque) ou en traitement.
 

LES GRAS HYDROGÉNÉS (shortening, huile hydrogéné…).

LES GRAS OXYDÉS (ou chauffés): 
produisent des radicaux libres nuisibles pour  le système immunitaire. Évitez de chauffer les huiles, noix et graines et gardez-les au frigo. Choisissez toutes vos huiles pressées à froid.

LES SUCRES RAFFINÉS (sucre blanc, cassonade,...); en excès réduisent notre capacité à combattre les bactéries pendant 5 à 7 heures. Les sucres en grande concentration favorisent la prolifération du candida albican (une levure) qui est en cause dans toutes sortes d'infections.

LES ALIMENTS TROP GRAS :
fritures, fromages, plusieurs viandes, pâtisseries…

MANGER TROP
demande de l'énergie; le corps en a donc moins pour son système immunitaire.

UNE ALIMENTATION TROP ACIDE
centrée sur la viande, les œufs, les produits laitiers et les sucres raffinés acidifie le corps alors qu'une alimentation plutôt centrée sur les végétaux (légumes, noix, légumineuses…) est alcalinisante.

LES ANTIBIOTIQUES
tuent les mauvaises bactéries, mais aussi les bonnes bactéries de nos intestins. 70 % de notre système immunitaire est dans notre flore intestinale. Après la prise d'antibiotiques, il est important de refaire cette flore à l'aide d’un bon probiotique (ex : BioK) pas les yogourts sucrés commerciaux.
N'oubliez pas que l'on consomme de petites doses d'antibiotiques via la consommation de viandes, d'œufs et de produits laitiers conventionnels.

LES PRODUITS TOXIQUES (additifs alimentaires, médicaments, pesticides, pollution…).

 En résumé, l'alimentation idéale pour renforcer notre système immunitaire serait la plus naturelle possible, avec le moins d’additifs, de gras transformés et de sucre raffiné possible. Notre assiette immunitaire serait donc composée d’une grande variété de légumes, de produits céréaliers entiers accompagnée de légumineuses et de noix et graines et d’un peu de fruits. Une belle vie remplie d’amour, de rire, de repos, d’air pur est de plus tout indiquée. Bonne préparation!!!

Anne-Marie Roy, diététiste consultante et conférencière

 

 

Nervosité, anxiété et insomnie

Vous éprouvez de la difficulté à vous concentrer, vous vous réveillez la nuit, votre mental n’est plus contrôlable.

La scutellaire vous apaisera.

SCUTELLAIRE (Scutellaria lateriflora)

Noms communs : Scutellaire lateriflore et scutellaire bleue.

La scutellaire est l’une des plantes les plus utiles en herboristerie pour soigner les troubles du système nerveux. Son impact est majeur. Elle fut même utilisée pour soigner l’hystérie et la schizophrénie. Elle a la réputation de calmer l’activité mentale, car la  scutellarine  (un glucoside amer) est responsable de l’effet calmant de la plante : d’après les recherches, elle se lie, dans le cerveau, aux récepteurs de sérotonine (neurotransmetteur du bien-être) et aux sites des récepteurs de GABA  (neurotransmetteur responsable de la relaxation musculaire, du sommeil et de l’analgésie) et elle accroît la  sécrétion d’endorphines dans le cerveau.

La scutellaire a la propriété d’être un remède doux avec un minimum de toxicité. Elle a une action sur le cœur, les reins, les organes génito- urinaires, le système nerveux central et le mental.

Aspect : Plante herbacée, pubescente et vivace. Les fleurs bilabiées sont bleues ou violettes, regroupées en paires. Le labelle supérieur est en forme de capuchon recourbé et le labelle inférieur est évasé. Le calice est muni d’une petite protubérance au sommet.

 Habitat : Bois et bosquets humides.

 Floraison : Juin à septembre, plutôt à partir de juillet au Québec.

 Un peu d’Histoire : On la suggère depuis le XIXe siècle pour le delirium tremens des alcooliques.

Chez les Amérindiens, la scutellaire était prescrite pour les troubles menstruels comme calmante, sédative, tonique du système nerveux et elle était utilisée dans les rites de purification lorsque des tabous sexuels avaient été enfreints. Les Cherokees s’en servaient pour stimuler le cycle menstruel, soulager les douleurs au niveau des seins et faciliter l’expulsion du placenta.

 

Infusion 

Concentré

Alcoolisé

Glucériné

Capsule

 

Adulte

1 c. à thé/T, 2 à 3 f/jr

7 à 10 gts, 2 à 3 f/jr

5 à 10 gts, 2 à 3 f/jr

5 à 10 gts, 2 à 3 f/jr

2 à 6/jr

 

Enfant

¼  à ½  c. à thé/T, 1 à 2 f/jr

2 à 3 gts, 1 à 2 f/jr

-

5 à 10 gts, 1 à 2 f/jr

-

 

Adoptée par les herboristes américains depuis la fin du 18e siècle, la scutellaire est traditionnellement utilisée en Angleterre et en Amérique pour traiter l’excitation, l’insomnie, l’épilepsie, les convulsions, l’hystérie, les piqûres vénéneuses et autres symptômes nerveux tels convulsions et rage, même chez les enfants.

 Extrait du cours 120 Plantes médicinales : système nerveux, copyright Académie Herboliste.

 

 

 Des vins médicinaux pour les fêtes !

Pourquoi ne pas rendre l’utile à l’agréable. Les vins médicinaux sont des vins auxquels on ajoute des plantes médicinales par macération ou ébullition douce.  La durée de conservation est de 1 an et plus. Pour qu’un vin soit médicinal, on doit d’abord choisir un vin rouge ou blanc, de qualité biologique de préférence, ou de cépage connu ne contenant pas de conservateur, comme  les produits  de conservation ajoutés pour le transport des vins en vrac. Ils auront l’avantage d’être thérapeutiques et sont très appréciés comme cadeau de Noël, si vous les embouteillez dans de jolies bouteilles récupérées sur lesquelles on ajoute des étiquettes personnalisées.

 

Les vins de qualité biologique contiennent :

-  Des minéraux : calcium, magnésium, potassium, sodium, sélénium, zinc.  

-  Des vitamines B et C, des enzymes. 

-  De l’anthocyane : colorant naturel des vins rouges (propriété antiseptique et bactéricide). 

-  Des tanins, s’il s’agit d’un vin rouge. 

-  Ce vin est astringent, riche en fer, facilite le travail de la vésicule biliaire et le mouvement     péristaltique.

 

Les vins non biologiques contiennent :

Des sulfites (conservateur responsable des maux de tête et d’estomac). Caséinate de potassium (Clarifiant), caramel ammoniacal (coloration), résidu de Benomyl, malathion zénebe. Fartrate de potassium comme additif.

 

Accessoires nécessaires pour la fabrication de vins médicinaux :

·         Vin blanc ou rouge, bio 

·         Sucre de canne ou miel

·         Plantes fraîches ou sèches 

·         Coton à fromage

·         Bouteille ambrée de 1 litre 

·         Alcool de grain de 40 à 90%

·         Casserole en acier inoxydable ou en verre 

·         Balance

·         Entonnoir 

·         Étiquettes

 

Recette pour faciliter la digestion pendant les repas de fin d’année:

Vin d’Absinthe et de Gentiane

10 g de feuilles d’absinthe séchées

15 g de poudre de racine de gentiane

1 litre de vin blanc ou rouge (selon les goûts)

100 g de sucre brut de canne

Verser tous les ingrédients dans un bocal.  Laisser macérer  8 jours avant de filtrer.

Propriétés : Apéritif, digestif, facilite les sécrétions gastriques,  tonique. 

Recommandé pour : Troubles digestifs.

Posologie : Une once deux fois par jour, avant ou après les repas

Extrait du cours 156 Fabrication de produits thérapeutiques, copyright Académie Herboliste.

 

chardon bénit (Cnicus benedictus )

 Au secours de notre foie

Après les fêtes et les repas copieux, nous avons besoin de nettoyer notre foie et de nous sentir plus légers.

Le chardon bénit est l’une des plantes, qui pousse aisément dans notre climat, elle est aussi d’une grande utilité pour le système digestif.

Cette plante stimule la production d’enzymes digestives et antioxydantes, réduit la fermentation, calme les estomacs nerveux et favorise la production de la bile. Elle tire son action bénéfique sur le foie principalement, des lactones sesquiterpéniques (la cnicine) et d’une lignane appelée trachélogénine. Ses flavonoïdes et ses acides jouent un rôle hépato-protecteur et cholagogue. De plus, elle contient aussi de l’absinthine, ce qui en fait une plante intéressante pour chasser les parasites logés dans les intestins. Elle sera utile dans toutes les affections reliées au dysfonctionnement du foie (cholestérol, mauvaise digestion, gaz, nausée etc).

 

Foie lent et engorgé (cure d’une semaine)

Plantes alliées (en interne : infusion, teinture mère ou capsule)

Chardon Marie (Silybum marianum)

Hépatoprotecteur

 

Artichaut (Cynara scholymus)

Hépatoprotecteur

 

Achillée m. (Achillea millefolium)

Tonique, digestive

 

 

Posologie ; 1 à 2 infusions par jours après un repas léger sans corps gras, alcool, produit laitier ni viande rouge.

En cas de problème sévère, appliquer un  cataplasme d’argile sur le foie pour une période d’une heure par jour.

 

Gaz et ballonnements

Plantes alliées(en interne : infusion, teinture mère)

Aneth (Anethum graveolens)

Antispasmodique

 

Coriandre (Coriandrum sativum)

Carminative (réduit la fermentations intestinales) calme les estomacs nerveux

 

Sarriette (Saturea montana)

Stimulante digestive

 

Fenouil (Foeniculum vulgare)

Carminatif

 

 

 

 

       

 

*Attention ! Les personnes sous médication ou ayant des maladies chroniques, les femmes enceintes ou qui allaitent devraient s’abstenir ou consulter un herboriste qualifié avant d’entreprendre une cure.

 

 

         Tonique hivernal 

Pour les jours sombres, sans soleil, la mélisse vous redonnera bonne humeur. 

Mélisse (Melissa officinalis)

La mélisse apporte joie, gaieté et met l’esprit à la fête en chassant les pensées négatives et la mauvaise humeur chez ceux qui ont un tempérament un peu plus morose. Elle allège la tête des soucis, nous apprend à ne pas s’en faire en nous redonnant force, courage et audace.

Des études ont prouvé qu’elle affectait le système limbique, un réseau incluant plusieurs parties du cerveau et gérant les humeurs, les émotions et le tempérament. Nicolas Culpeper (célèbre herboriste Britannique) parlait de son action sur le cœur et l’esprit. Il disait qu’elle chassait les soucis et les pensées noires qu’engendrait la mélancolie. 

La mélisse est plus appréciée pour ses effets sur l’humeur et sur les états dépressifs que pour ses propriétés sédatives. Elle favorise la détente et il est important de retenir qu’elle possède des propriétés calmantes, mais aussi immunostimulantes, bactéricides, antivirales et antioxydantes. Cette plante possède une énorme quantité d’huile essentielle. 

Les enfants hyperactifs avec difficulté de concentration pourraient en tirer parti et l’adjoindre à la cataire dans le cadre d’une thérapie à base d’acides gras essentiels, de suppression des sucres raffinés, d’aliments non tolérés et de substances allergènes. 

Mode d’utilisation : 1. à thé / tasse, concentré liquide 10 à 15 gts 2 à 3 f./jr.

 

Mélancolie, mauvaise humeur, sautes d’humeur

Plante alliée (en interne : infusion)

Ortie (Urtica dioica)

Tonique des surrénales

 

Surmenage, burnout, épuisement

Plantes alliées (en interne : infusion, concentré liquide)

Scutellaire (Scutellaria lateriflora)

Calme le mental

Avoine (Avena sativa)

Calmante, tonique

Bourrache (Borrago officinalis)

Tonique des surrénales

 

 

 

Angoisse, anxiété

Plantes alliées (en interne : infusion)

Agripaume (Leonurus cardiaca)

Équilibre le rythme cardiaque

Passiflore (Passiflora incarnata)

Sédative puissante

 

Elle est particulièrement indiquée lors de fatigue mentale, de manque de mémoire ou de concentration.  

Pour traverser l’hiver avec la bonne humeur ! La mélisse vous épatera !

 

 

 

Traitement des varices? Ça marche !

Le terme varice est associé à un relâchement des veines causé par une insuffisance du fonctionnement des valvules veineuses. Il en existe plusieurs types, plus ou moins évidents, apparaissant  principalement sur les jambes. Elles peuvent-être isolées (une seule grosse varice) ou regroupées dans un amas de petites veines variqueuses. Si l'affection évolue pendant plusieurs années, il s'ensuit une mauvaise oxygénation des tissus avoisinants. Outre leurs préjudices esthétiques, il ne faut absolument pas négliger ces symptômes, car les varices peuvent se compliquer de périphlébite et de phlébite.

Disgracieuses mais surtout révélatrices d’un déséquilibre, les varices sont consécutives, à l’intoxication du sang et conséquemment aux tissus mal nourris.  Elles sont sans doute une des affections les plus courantes affectant les femmes, mais aussi les hommes d’une moyenne d’âge de 30 ans et plus.

Symptômes

Outre l’aspect esthétique, d’autres symptômes d’inconforts accompagnent cette pathologie. Avoir les jambes lourdes et gonflées, crampes nocturnes, impatiences dans les jambes, fourmillements.

Causes

Les facteurs incriminant sont les changements hormonaux, l’hérédité, la station debout prolongée,  la chaleur, une surcharge pondérale, un mode de vie sédentaire,  le vieillissement mais avant tout une intoxication du sang causée par une mauvaise alimentation. La cellulite peut-aussi être en cause car les capitons (cellules adipeuses), lorsqu’elles sont disproportionnées, compriment les vaisseaux sanguins et freinent la circulation.

Suggestion Phyto-aromatique

Cure de Détoxication à l’aide d’infusions 3 fois par jour pour une période de 21 jours :

(Bardane et compagnie... à la Bottine aux Herbes)

* Achille millefeuilles bio/Achillea millefolium  * Plantain bio/Plantago major
* Chardon béni bio/Cnicus benedictus * Romarin bio/Rosmarinus officinalis
* Ortie bio/Urtica dioica * Busserole bio/Arctostaphylos uva-ursi * Bardane bio/Arctium lappa

 

Conjointement, appliquer 2 fois par jour :

Synergie : anti-inflammatoire, astringent, phlébotonique

2mlH.E Hélichryse italienne                                               Phlébotonique, anti-inflammatoire 

2mlH.E Cyprès toujours vert                                              Décongestionnante, tonifiante vasculaire

2mlH.E Cèdre d’atlantique                                                  Cicatrisant, phlébotonique                          

15ml huile végétale de Millepertuis                                       Anti-inflammatoire                                     

Posologie : masser légèrement les régions atteintes  2f/jr  pour 21jrs conjointement à la cure de DETOX

 

Éviter : Les fritures, graisse animale, sucre blanc ou raffiné, l’alcool, le tabac

Favoriser : Fruits non acidifiants, les légumes, poissons d’eau froide sans friture, céréale entière, noix, eau naturelle en bonne quantité (4 grand verres d’eau) par jour.

Bonne cure printanière et 2 belles jambes !!!

 

 

 Qui a découvert l'homéopathie ?

Samuel Christian Hahnemann
1755-1843

Né à Meissen, en Saxe, en 1755, il étudia la médecine et la chimie dans les universités de Leipzip, Erlangen et Vienne. Suite à l'obtention de son diplôme de médecine en 1779, il devient praticien de renom et soigna des membres de la famille royale allemande.

Malgré sa popularité, il abandonna la pratique de la médecine de son époque car il la considérait plus dangereuse que les maladies qui sévissaient alors. Rappelons qu’à cette époque, les médecins utilisaient saignées, purges, sangsues, sétons, cautères et des médicaments toxiques à hautes doses (mercure, arsenic, Belladone...). Par la suite, pour gagner sa vie et pour voir aux besoins de sa nombreuse famille comptant 10 enfants, il se consacra à la traduction de différents ouvrages. Il connaissait le latin, le grec, l'italien, l'anglais, le français et bien sûr l'allemand.

En 1790, en traduisant l'œuvre de Cullen, physiologiste réputé de son époque, il fut frappé par un passage concernant le quinquina, qui était utilisé pour guérir les fièvres provoquées par la malaria. Cullen expliquait alors que le quinquina ou " écorce du Pérou " guérissait la malaria à cause des propriétés astringentes et amères de son écorce. Ce qui intrigua Hahnemann fut le rapport que faisait Cullen entre le pouvoir de guérison du quinquina et ses propriétés amères et astringentes. Il décida donc de vérifier lui-même l’hypothèse de Cullen.
Pour ce faire, Hahnemann fit un mélange encore plus amer et astringent d'autres substances que le quinquina,
et constata que celles-ci n'avaient aucun effet sur la malaria. Si les propriétés amères d’une substance ne
guérissent pas la malaria alors, qu’est-ce qui permet la guérison ? Et pourquoi le quinquina guérit-il la maladie?

Curieux et intrigué, il décida d’expérimenter sur lui-même l’effet du quinquina. Il eut une fièvre intermittente et d’autres symptômes comme ceux de la malaria et émit une première hypothèse: c’est par similarité qu'il y a
guérison lorsqu'on donne du quinquina à un malade atteint de malaria et non à cause des propriétés astringentes de la substance. Pour en avoir le cœur net et en scientifique rigoureux, il se mit à étudier à fond les rapports entre les remèdes de son époque et les cas de guérison qui survenaient.
 

Il utilisa les substances telles que l’arsenic, le mercure, la belladone et le soufre qu’il expérimenta lui-même et sur d'autres personnes en bonne santé et découvrit qu'à trop forte dose ces médicaments provoquaient des symptômes similaires à ceux des maladies qu'ils étaient censés guérir.
 

Ainsi, le mercure employé dans le traitement de la syphilis entraînait l'apparition d'ulcères semblables à ceux de la syphilis. L'arsenic et la belladone (comme le quinquina) administrés pour lutter contre les fièvres
produisaient certains types de fièvres, etc.
 

Pour éviter les effets toxiques provoqués pas les substances médicinales, il employait des doses de plus en plus réduites. C’est en diminuant les doses qu'il découvrit une augmentation des effets thérapeutiques du remède combiné à une diminution des effets toxiques. Euréka!
 

Le génie de Hahnemann est d'avoir été le premier à expérimenter sur l'homme sain l'action des substances toxiques, en cherchant à augmenter leur action thérapeutique, tout en éliminant leurs effets toxiques.


Guidé par un sens aigu de l'observation et utilisant une méthode scientifique rigoureuse, Hahnemann venait de découvrir en 1796 les fondements d'une toute nouvelle médecine; l'homéopathie était née!


Par Marie-Louise Vallée, professeure du Cours de premiers soins homéopathiques

 

 

 Qu’est-ce que l’aromathérapie?

Méthode de traitement thérapeutique basée sur l’utilisation des huiles essentielles, l’aromathérapie traite par les arômes ou/et soigne au moyen des plantes aromatiques.  C’est une biochimiothérapie naturelle, qui repose sur la relation existant entre les composantes chimiques des H.E. et leurs activités thérapeutiques.

L’utilisation des huiles essentielles à des fins thérapeutiques nécessite une méthodologie rigoureuse, basée sur des données scientifiques.  Ces dernières, étudiées d’abord en laboratoire, sont confirmées par des essais cliniques.

L’aromathérapie est une thérapeutique naturelle d’une grande efficacité pouvant agir seule ou avec d’autres approches alternatives (médecines intégrées) ou allopathiques. L’usage à bon escient des H.E. authentiques, permet d’obtenir des résultats parfois bien meilleurs que par d’autres soins. Pour reprendre les propos du Dr. Pénoël :

 

L’aromathérapie scientifique rend :

                                       « L’impossible… possible

                                       le  possible… facile

                                       le  facile… élégant »

 

Les huiles essentielles sont des extraits de plantes dites « aromatiques ». Seules les plantes qui comportent un organe producteur d’essence se méritent vraiment le nom de « plantes aromatiques ». Toutes les plantes, même les plus bénéfiques auxquelles on attribue des propriétés thérapeutiques, ne sont pas dotées de cet organe producteur.

Seulement une minorité de plantes produit effectivement des essences, qui sont des molécules aromatiques non hydrosolubles, distinctes des principes actifs non aromatiques que la plante renferme.

 

En effet, les huiles essentielles sont généralement extraites par distillation à la vapeur d’eau. Contenue dans les micropoches de la plante, l’essence aromatique de la plante est libérée par la chaleur, entraînée par la vaporisation des éléments les plus volatils et ultérieurement condensée sous forme liquide. À condition que sa pureté soit totale et qu’elle ait été distillée suivant les règles de l’art, l’huile essentielle est donc composée exclusivement de molécules aromatiques...

Vous connaissez sûrement des végétaux qui possèdent des molécules aromatiques. Les fleurs populaires comme la rose, la camomille, la violette, (etc.) en contiennent… Dans votre armoire de cuisine, il y a sûrement des fines herbes et certaines épices particulièrement parfumées.

Évidemment, me direz-vous, quand les végétaux dégagent un parfum, c’est probablement qu’ils contiennent des molécules aromatiques et que l’on peut en obtenir une huile essentielle…

 

Eh bien, c’est déjà un bon début ! Bien qu’il ne soit pas toujours possible de distiller tous les végétaux qui dégagent un arôme, c’est effectivement une bonne façon de distinguer les plantes aromatiques de celles qui ne le sont pas…

 

Extrait du cours 144 Aromathérapie de base, par L‘Académie Herboliste

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